Ré-apprendre à apprendre

07 mai 2013

Apprendre à DonnerRecevoirRendre. Qui de peut se prévaloir de transmettre du savoir, d’apprendre à apprendre, au quotidien ? Personnellement, malgré toute ma volonté et mon investissement, je n’ai jamais réussi à valoriser du (vrai) temps de formation pour les autres.

Mon impression générale me donne l’impression que Donner et Rendre font bien partie de la vie en entreprise, mais que rendre est une action à double tranchant. DonnerRendre, 1 ou 0 ; l’homme se rapproche du fonctionnement de la machine avec le besoin d’assurer d’assez bons rendements sous peine de se voir mis à la casse.

Dans le rendre se tapit la construction de la reconnaissance et de la confiance ; l’humanité de chacun. Dans l’absence du rendre, il n’y a pas de projection sur le long terme, il y a l’absence d’humanité, la destruction du travail.

Alors contre ce fonctionnement apprenons à rendre, apprenons à transmettre.

Il s’agit de lutter contre le désapprentissage, c’est-à-dire la destruction des savoirs remplacés par des compétences adaptatives et jetables, la dégradation du travail par l’emploi, l’impossibilité d’exercer ses responsabilités, le défaut de reconnaissance, la perte du sentiment d’exister qui en résulte, l’infantilisation de tous et de toutes tâches, la misère symbolique, économique, politique, intellectuelle, affective, spirituelle…

Lire Soignez-vous !.

Générateurs de sites statiques – la dynamique de projet web

25 avr 2013

Voici 4 points intéressants à savoir pour dynamiser le travail en équipe dans l’économie de la connaissance. Cela rejoint l’idée du billet précédent sur l’aplatissement de l’organigramme.

1. Aplatir l’organigramme libère la créativité

Dans un organigramme à tiroirs, difficile de trouver une oreille sensible à l’expression d’idées nouvelles

2. Fédérer autour du projet motive les salariés

Outre le besoin d’indépendance, l’une des aspirations des nouvelles générations est l’adhésion au projet, y compris chez les plus diplômés.

La transparence sur la stratégie de l’entreprise devient dès lors un prérequis. « Avec les réseaux sociaux, un directeur communication se trouve dans l’impossibilité de contrôler chaque message émis », illustre Perrine Grua, directrice générale d’Aquent.

3. Ouvrir des incubateurs permet de tester des idées

« Dans les grandes entreprises, l’innovation est compliquée à mettre en œuvre, car chacun veut couvrir ses risques, ce qui est aux antipodes de la créativité », assure Thomas Faivre-Duboz, cofondateur de Converteo, lequel suggère aux majors de créer une start-up ou bien leur propre incubateur.

4. Cocréer avec les clients pour répondre aux besoins

Se mettre plus souvent dans la peau du client est la dernière recommandation de Thomas Faivre-Duboz. »Avant d’ouvrir leur porte-monnaie, les fonds d’investissement demandent : quel problème résout cette start-up ? » Plutôt que créer de nouveaux besoins, le consultant suggère de répondre aux demandes existantes.

Conclusion

Bien entendu, le discours est un peu parasité par le vocabulaire RH des grandes entreprises, mais les idées sont bonnes.

C’est à peu près dans cette optique que je travaille et que je développe l’apprentissage et l’utilisation des générateurs de sites statiques. Ils sont, en effet, un support pour les étapes 3 et 4 pour tester rapidement des solutions et donner la main au client pour la cocréation.

Pour rappel, les générateurs de sites statiques sont un moyen simple et rapide d’éditer des pages web (si si, très très simple). Ils permettent pour une agence web de réaliser très rapidement un prototype fonctionnel, mais aussi à des équipes (dans n’importe quelle industrie ou métier) d’éditer les fruits de leurs essais sur un support le plus facile de diffusion de nos jours.

C’est un peu ça l’économie du savoir.

Lire Conseils de management pour les grands groupes qui se rêvent en start-up et Conseils de management pour les grands groupes qui se rêvent en start-up.

Changer de rapports

16 avr 2013

Les logiques nécessaires de développement dans le contexte du web actuel montrent que la division du travail doit être pensée de manière différente. Après en avoir beaucoup parlé et commencé à expérimenter cela sur différents projets, nous voyons apparaître quelques représentations dignes d’intérêt.

L’organisation des équipes joue sur les processus de production

Dans le contexte de la conception multi-périphérique, le haut degré d’organisation et de communication nécessaire afin de produire des sites web modernes rend la vision inspirée par la chaine de production obsolète. Pourtant, si un processus est remis en cause sans avoir au préalable revu le réseaux des collaborateurs, des ressources et les méthodes de suivi va inévitablement créer des friction et rendre la réalisation inefficiente.

Partons d’une chaine de production composée de 3 phases clefs : étude, conception, développement (pour lesquelles chacune dépend de la précédente) ; ainsi que 2 moments majeurs : stratégie et exécution.

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Dans cette approche, les équipes sont structurées en miroir de ce processus. L’étude (de marché) (actionnaires, managers, directeurs) définissent les objectifs ; les concepteurs s’occupent d’organiser ces idées en hiérarchisant et en mettant en forme l’information ; enfin les développeurs exécutent.

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Cette manière de faire est essentiellement inspirée de la chaîne de production d’une usine. Bloquer les développeurs d’un côté et les concepteurs de l’autre est une erreur, chacun doit participer à la stratégie. Des sujets comme la compatibilité ou encore la dette technique devraient être au cœur des conversations.

La compartimentation est un frein à l’itération et à la mise en place d’un rythme raisonnable de développement. Par exemple, si les développeurs avaient besoin de mettre en place une réunion avec les concepteurs et les dirigeants à chaque changement d’orientation dans la phase de code, la phase d’itération passerait de quelques heures à plusieurs jours. C’est très lourd.

Si un processus demande de multiples mises en ligne et des itérations rapides, pourquoi les équipes ne sont-elles pas organisées de la sorte ? On pourrait avoir de petites équipes capables d’exécuter plusieurs phases d’étude, conception et de développement rapides et autonomes.

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La dimension, la structure et le nombre d’équipes peuvent être adaptés à l’organisation, à condition que les équipes soient composées de manière à garantir une véritable démarche collaborative. Les membres sont disponibles aux autres et les chaines de commandes ne sont pas restreintes à leurs pôles de compétences (les techos, les graphistes,…). Les équipes sont responsables.

Traduction de Reorganization.

L’organisation des équipes joue sur les hiérarchies

Pourquoi un projet avec une équipe restreinte est souvent un succès, alors que les projets avec une équipe élargie devient une souffrance ?

Les paragraphes précédents exposent la principale raison. Quand un projet prend trop d’ampleur (taille, budget,…), les organisateurs vont essayer de gérer la complexité en multipliant les postes et en divisant le travail en plusieurs type d’équipe, par compétence. Plus le projet sera grand, plus on adoptera la stratégie de l’appel à l’expert ; c’est-à-dire qu’on mettra l’ensemble des participants (excepté l’exécutant) dans une situation d’incompétence.

Le projet devenant de moins en moins maîtrisable, on fera appel à des experts de plus en plus pointus, et paradoxalement on les paiera de plus en plus cher. C’est ainsi qu’on mettra en place un système de rémunération en pyramide inversée dans lequel le mieux diplômés (les plus spécialisés pour la production) exécutent les tâches qui ont le plus de valeur pour le salaire les moins élevé.

Mais pourquoi ce système ? Il est évident qu’il faut en changer. Tweetons et retweetons sur les échecs de nos grandes entreprises en évoquant le changement inéducable de société ; continuons de croire à la mobilisation des foules sur les réseaux sociaux. Sauf que malheureusement, ce système ne changera pas tant qu’on évoquera pas le sujet de qui dirige.

La système continue de fonctionner ainsi pour la simple et bonne raison que ceux qui décident sont ceux qui choisissent de l’investissement (où va la tune). Aujourd’hui ce sont les banques pour l’économie, les actionnaires pour votre boîte, l’Europe pour notre pays.

Il n’est pas possible de mettre en place un système collaboratif, dans lequel les participants ont un statu d’égalité, s’il perdure une soumission hiérarchique trop criante. Comment parler d’égal à égal si la personne en face de vous décidera de votre augmentation de salaire annuelle ?

La question fondamentale est de savoir si vous êtes partisan du maintien de la structure sociale actuelle (99% vs 1%), à ce moment là vous avez tout intérêt à maintenir la division du travail avec des gens plus payés que les autres parce qu’ils décident ou alors vous admettez que cette structure sociale est destructrice de diversité, donc d’innovation éventuelle, et vous vous engagez à participer ou mettre en place des organisations dans lesquelles les pouvoirs et la répartition du pognon sont correctement répartis.

Lire 10 mythes de l’innovation dévoilés et mis en pièce par Scott Berkun pour arrêter de croire au miroir aux alouettes.

Conclusion

Depuis des années que le web promet une société nouvelle, nous n’avons rien vu apparaître de vraiment concret dans les structures économiques. Tant que les investissements seront fait par un nombre réduit de personnes en vu d’optimiser leurs profits, nous pouvons toujours attendre de voir le web tel que nous le rêvons.

La seule manière de travailler de manière éthique est que l’investissement et que l’organisation d’un projet soient eux-même éthiques.

Si pour autant, vous avez l’impression que le phénomène prend de l’ampleur c’est pour la simple raison qu’alors que les économistes pouvaient cacher la misère de leur modèle derrière une forte croissance, désormais qu’elle n’est plus et ne sera plus, il devient évident qu’un autre système doit avenir.

Si vous pensez qu’un principe collaboratif en petite équipe peut-être la solution, n’oubliez pas de revoir l’organigramme de votre organisation afin que tout le monde puisse pousser du même côté.

Générateurs de sites statiques – la gestion de circuits courts

29 mar 2013

Cette période trouble nous éloigne du dogme de la « science économique » et nous permet de redécouvrir les vertus de l’économie politique. Alors que de petits anglais découvraient que leurs assiettes étaient garnies de viande chevaline, les économistes essayaient de nous convaincre que la société était victime d’un manque de contrôle ; alors qu’en fait cela s’expliquait simplement par l’empilement d’intermédiaires et un manque d’éthique pur et simple.

Les circuits longs

Quand vous allez acheter vos produits au supermarché, vous ne savez pas vraiment d’où ils proviennent, ni par quel circuit ils sont passés. Après tout ce n’est pas votre problème. Ce qui compte c’est la qualité et le prix. C’est ce qu’on appelle le principe de l’offre et de la demande.

Quand vous passez par une agence pour faire développer votre site web et que vous utilisez un CMS un peu compliqué, vous allez avoir un certain nombre d’intervenants pour faire tourner la chose : un développeur, un hébergeur, un community manager, etc. Mais après tout, peu importe, ce qui compte c’est que votre contenu soit en ligne pour pas trop cher.

Que ce soit pour des produits de première nécessité ou l’édition de votre site web, vous pouvez développer des circuits longs ou des circuits courts, c’est un choix ; seulement vous aurez dans un cas comme dans l’autre des avantages et des inconvénients.

Dans le cas du circuits long, la division du travail peut vous permettre de gagner sur le prix pour un produit que vous ne pourriez pas obtenir facilement ; en revanche, il vous fera payer très cher un produit que vous pourriez fabriquer vous même.

Les circuits courts

Le circuit court, c’est allez chez votre voisin le fermier pour vous procurer des œufs, plutôt que d’aller dans un supermarché qui les importent de l’autre bout de la France à grand renfort de marketing et de transport. Ce cas est évident à comprendre, le circuit court est bénéfique dans ce cas.

Pour votre site web, c’est pareil. Vous êtes une petite association, vous voulez 3 pages avec une carte, une adresse un numéro de téléphone. Si vous passez par une agence, la facture indiquera 5000€ pour un site personnalisé auquel vous n’apporterez que des rares modifications. Si vous passez par votre cousin habile qui fait du web, une caisse de bon vin et l’affaire est dans le sac, à condition, comme pour le fermier, de respecter le travail du dit cousin.

Dans un cas comme dans l’autre, la qualité du site sera complétement aléatoire (si vous n’êtes pas bien conseillé), mais en tout cas, il faut admettre que le coût n’a rien à voir et que dans le deuxième cas vous développerez une relation plus étroite.

Les générateurs de sites statiques

Si vous désirez prendre votre liberté et vous passez des grands circuits de distribution, pour ne pas passer par un générateur de sites statiques et mettre en place un circuit court.

Les générateurs de sites statiques, gérés seul ou par un prestataire, sont le moyen d’avoir un site éditorial pour un moindre coût en minimisant le nombre d’intermédiaire.

Pour un petit site, vous pourrez bénéficiez de tous les avantages du circuit court comme : la compréhension du mode de production, un processus d’édition réduit, une maîtrise sur les modifications et les évolutions.

Les générateurs de sites statiques permettent d’être libre dans un web de plus en plus commercial.


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