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Coach accessibilité, et pourquoi pas ?

J’étais mercredi au grand rassemblement des personnes de la tech pour qui aiment les autres plus que leur propre personne : la conférence A11y Paris 2022.

Ambiance

Pour ceux qui ne serait pas au courant, l’accessibilité est la priorité numéro 1 de l’administration française. C’est pour certains difficile à concevoir, mais les enjeux de l’administration sont de :

  • Numériser l’administration sans discrimination ;
  • attirer des agents compétents (dans le numérique) ;
  • permettre aux nombreux agents de plus de 55 ans d’être efficients (avec des outils numérique).

Le dénominateur commun de tout ça, c’est l’accessibilité numérique. Sachant que c’est un domaine très avancé avec un cadre légal et une méthodologie : le Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA).

Si les compétences en accessibilité sont bonnes en France, il semble qu’il manque encore des choses pour que culturellement le fait de prendre en compte l’usager final dans la conception d’interfaces soit une généralité.

Ce que j’ai perçu

Chacun aillant des expériences différentes, des contextes différents… les avis divergent sur la manière de procéder : intérêt du taux de conformité, sanctions administratives, formation dans les écoles… (je pensais à une formation d’un semaine pour tous les ministres mais je ne suis pas sûr d’avoir beaucoup d’adhésion).

Mais j’ai aussi vu que nous avions finalement tous un peu près la même expérience général du terrain :

  1. Un audit complet est très exigeant à réaliser ;
  2. les recommandations sont soit ignorées, soit corrigées sur un temps très long ;
  3. la compréhension du dispositif légal est longue à acquérir ;
  4. la mise en place d’une culture dans une organisation dépend de la volonté des dirigeants.

Au final, un responsable en accessibilité a l’impression d’être bloqué et de ne plus avoir de leviers d’actions pour atteindre un taux de conformité de 100%. Qu’on rappelle être le taux minimal pour commencer à vraiment avoir une politique sérieuse sur l’accessibilité.

Lonesome auditeur

Depuis le début de la crise COVID se sujet est un peu sur toutes les lèvres : télétravail, ou pas télétravail, full remote or not… ? Comment créer des équipes travail qui partage des valeurs… bref bosser tout seul c’est quand même pas évident voire décourageant.

Mercredi, on a évoqué le référent accessibilité, sans jamais avoir de débat sur son rôle ou sa nécessité. Le rôle d’un référent accessibilité n’est pas de faire des audits par exemple, il aura une action transverse pour promouvoir la culture de l’accessibilité et veiller à ce que les actions du plan d’action soient bien menées.

Le référent est un rouage dans la machine. Et pourtant il en existe très peu et sa nécessité n’est pas perçue.

Ainsi, imaginons une organisation sans référent, vous « auditeur », bloqué dans un rôle de Don Quichotte de l’accessibilité ; pourquoi ne pas suggérer une pratique très courante dans d’autres disciplines (et jeux télévisés) : j’appelle un ami.

On pourrait dire que toutes les organisations qui ont des sites accessibles ont fait ça, on pourrait dire qu’elles ont fait appel à un : coach accessibilité.

Le coach accessibilité

Je délire,

Le coach accessibilité ne serait pas cet auditeur un peu bourru, celui qui tape sur les doigts et qui n’est jamais content parce qu’il se remet pas émotionnellement de se qu’il a découvert sur le widget météo de la page d’accueil.

Ce serait le Good Cop, la personne cool qui parlerait un peu plus stratégie, qui mettrait du liant dans ce qui a été engagé (écoutez vous avez la chance de disposer d‘un très bon auditeur, il n’y a pas de raison de ne pas y arriver).

Appeler un coach accessibilité serait la démarche tout à fait normale pour jouer le rôle du référent accessibilité quand il n’y en a pas. Son but serait, soit de bien former la déjà personne désignée comme référent, soit de tout faire pour qu’un référent accessibilité existe à terme.

Conclusion

Invitons l’accessibilité à la table des discussions stratégiques. Admettons que ce coach doit présenter les enjeux de manière pragmatique (sans le côté émotionnel de l’auditeur qui devient juge du code et de la qualité du travail des autres).

Continuons de travailler sur les audits, mais admettons que l’amélioration de l’accessibilité est un processus. Un processus qui nécessite différents rouages.

Le référent accessibilité est un de ces rouage ; s’il n’existe pas, alors il faut un binôme d’au moins 2 personnes pour agir : un auditeur et un coach accessibilité.

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