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Avoir de la stabilité, c’est maintenir l’égalité

La football est un formidable miroir de notre société. Suivre son actualité, c’est découvrir les montages financiers, voir que les salarié/joueurs ne sont que de simples ressources et admettre que les gros tente de limiter au maximum le facteur chance.

La bourse

Quand la bourse était gérée dans un bâtiment physique avec des personnes physiques, la limite de la connaissance du marché était réduite aux capacités d’un cerveau humain.

Paul Jorion expliquait dans un de ses livres que la limite humaine faisait que d’une manière ou d’une autre il arrivait un moment ou les profits et les pertes s’équilibraient (plus ou moins) entre les parties du fait des limites de ces cerveaux comparée à la vitesse de ses cerveaux.

La trading haute fréquence (THF) est une réponse à cette limite des cerveaux humains en se servant de la puissance d’un ordinateur pour comprendre un plus grand ensemble de données.

Paul Jorion montrait aussi que la modélisation d’un marché (si ma mémoire est bonne) allait forcément vers sa « chute ». L’utilisation d’ordinateur à la milli-seconde n’était qu’une façon de créer un déséquilibre entre les acteurs de la bourse.

Le football

Vous aurez remarqué que désormais dans chaque grand championnat européen ce sont à peu près toujours les mêmes équipes qui remporte le titre.

Ces parcours s’expliquent pas la puissance financière supérieure à la moyenne de clubs par rapport à d’autres. L’argent permet d’avoir de meilleurs joueurs et surtout de disposer d’un effectif plus important pour supporter la fatigue des différentes compétitions.

L’UEFA nous explique :

Il n’y a pas un facteur unique pour expliquer cet accroissement des disparités de revenus et puissance d’achat des +super clubs globaux+ par rapport au reste de l’Europe.

Ces clubs sont en mesure de monétiser leur énorme base de supporters, qui s’étend tout autour du globe et qui est bien plus accessible aujourd’hui à travers les médias sociaux qu’elle ne l’était par le passé

Lire Les inégalités se creusent dans le foot européen, malgré le fair-play financier .

En gros, quand on est gros et qu’on limite le risque de ne pas gagner de titres, on est en mesure de mettre en place de la monétisation que ne peut pas se permettre un petit.

Soit on est gros, soit on est petit et quand on est gros on l’est de plus en plus.

Conclusion

Favoriser les gros, c’est laisser des miettes pour les petits. L’existence de moyens laissent croire que tout le monde a sa chance, mais cela ne se vérifie pas.

Aujourd’hui le football est tellement a 2 vitesses, qu’on ne commence à ne plus bien voir l’intérêt sportif de championnat quasiment déjà joué d’avance.