Saparmurat Niazov, le Turkmenbashi

Saparmurat Niazov, nous a quitté le 21 décembre 2006 à l'âge de 66 ans. Grand était cet homme, grandes étaient ses décisons, celles dont la narration a jalonné les réveillons de Noël de la nouvelle année ; proclamé hors-la-loi toutes les maladies infectieuses, y compris le choléra et le SIDA, et a prohibé toute mention de ces maladies, c'était lui, subordonné l'inspection routière au ministère de la défense, c'était lui, construire un palais de glace dans le désert aride, c'était encore lui.

Que restera-t-il de ton règne, O grand Turkmenbashi? Notre guide à tous, toi dont les vers ont su pénétrer nos esprits, dont la voix a enrichi nos âmes, ton oeuvre ne peut pas se réduire à la simple Ruhnama. En effet, à la tête de la 4ème plus grosse réserve gazière du monde, tu étais mon pot-au-feu, l'eau chaude de ma douche, le gardien de ma bonne santé. Ta mort mérite les honneurs du meilleur dirigeant fantoche que le monde occidentale puisse réver.

Ton petit pays, si riche et si proche proche d'une zone de plus en plus sous tension, juste là, au dessus de l'Iran et de l'Afghanistan, tu l'avais protégé du radicalisme islamiste, du chaos de la guerre civil en bayonnant toute opposition. Tes successeurs annoncent que la politique ne changera pas et pour cause, il ne s'agirait pas de voir débarquer des armées étrangères qui les priveraient de leur ressources financières personnelles. Néanmoins dans l'incertitude, les Etats-Unis avancent leurs pions, les russes entendent promouvoir leur coopération énergétique, les iraniens essayent de placer leur candidat, la Chine appuie son projet d'oléoduc de 6000 km.

Saparmurat, les pulls tricotés et le riz gluant nous rappellerons ton bon souvenir.