Alan Greenspan, conseiller de la Deutsche Bank

En Janvier 2006, pour son départ de la Fed (Réserve fédérale américaine), on surnommait Alan Greenspan l'oracle ou le maestro, Kenneth Rogoff alla même à dire de lui qu'il était "le Michael Jordan/Lance Armstrong/Garry Kasparov des banquiers centraux" ; les titres sont des plus flatteurs pour un départ à la retraite après avoir dirigé pendant 18 ans l'économie américaine.

Le 15 août 2007, certains banquiers auraient tendance à surnommer cet ancien musicien de jazz Alan "Bulle" Greenspan, Alan "tu t'es foutu de notre gueule" Greenspan, voir le Ben Johnson/Alexandre Vinokourov/Hwang Woo-suk de l'économie.

En effet depuis quelques semaines les transactions sur les marchés financiers sont quelques peu houleuses ; une baisse du marché immobilier aux Etats-Unis ayant rendu un prêt immobilier à risque, les subprimes, déficitaire. Au mercredi 14 Août 2007, les banques centrales auraient déjà injecté plus de 427 milliards d'euros de façon à rassurer les investisseurs (pour comprendre ce phénomène lire cet article publié sur rue89.com, "Ce que signifie, concrètement : la BCE a injecté des liquidités").

Les professionnels du métier ont des analyses plus que catastrophiques de la situation ; Jim Cramer, chroniqueur économique sur NBC, pète un plomb en direct en insistant sur le fait que Bear Stearns aurait déclenché "l’Armagedon". Une bulle financière serait en train d'éclater.

Le plus ridicule dans tout ça, la Deutsche Bank se paye les services d'Alan, alors qu'il est l'origine de sa désorientation sur les marchés. Toutefois, comme le souligne Kalvin sur Agoravox, n'accablons pas l'ancien directeur de la Fed de tous les maux alors que c'est l'incompétence des banquiers, eux-mêmes, qui est en cause.