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Année 2008, toute la presse française, la littérature, la blogosphère (...) se retrouvent dénuées de tout points virgules. L'éditeur et imprimeur vénitien, Aldo Manuzio, l'avait inventé afin de pouvoir : marquer qu'un mot est l'antonyme d'un autre ; séparer des propositions indépendantes dans la phrase.
Toute ; sauf sur une petite adresse perdue dans l'immensité de l'édition textuelle journalière francophone. Bertrand Keller, bertrandkeller.info, est un ardent défenseur du point virgule ; ses lecteurs apprécient d'ailleurs sa faculté à structurer ses propos grâce d'une ponctuation particulièrement soignée. "On reconnaît tout de suite l'homme de jugement, qu'il est, à l'usage qu'il fait du point et virgule" (citation empruntée à Henry de Montherlant).
Le point virgule est destiné à disparaître (un peu comme le passé simple) ; faut-il préserver son usage ? Je me contenterai de citer marie777 :
Le point-virgule est une respiration ; quelque chose d'utile dans cette société du zapping et de l'hyperstress. Halte aux virgules pressées et aux points définitifs ; vive le point-virgule !