Les standards dans la comptabilité et la finance

Malgré les effets d'annonce de deux de nos compatriotes que sont DSK et NS, nous sommes bel et bien en crise. Aucun indicateur n'indique que l'économie puisse repartir à court ou moyen terme. Les résultats mirifiques des banques générés grâce à l'argent donné gratuitement par l'état américains (taux d'intérêts de la FED), ne peuvent cacher l'augmentation continue du chômage américain depuis janvier 2008 : The Jobless Rate for People Like You.

La bourse de Londres, croulant sous les bugs, annonce vouloir passer à l'Open Source, d'ici 2010 : La Bourse de Londres n'en peut plus des bugs informatiques. Deux autres articles, parus récemment, parlent d'un problème de langage entre les différentes institutions.

Selon Georges Ugeux, Les Règles comptables internationales ne sont pas appliquées par l’Union Européenne :

La Commission Européenne retarde l’introduction des règles comptables internationales pour les banques et les services financiers. Tous les pays ont accepté d’introduire ces règles des ce mois-ci. Comment en est-on arrivé à une situation aussi pitoyable ?

Le problème de fond est que l’Europe s’enfonce dans un processus qui risque de menacer la crédibilité de son système bancaire. Déjà, son refus d’adopter la même transparence des « stress tests » des grandes banques européennes la rend opaque par rapport aux Etats-Unis. Mais l’Europe est le principal bénéficiaire des principes comptables internationaux, et le fait qu’elle traine la patte décrédibilise encore plus le secteur bancaire européen.

Fabrice Epelboin évoque l'adoption du standard XBRL inventé par Charlie Hoffman pour sauver la finance :

Les investisseurs de base ne font plus confiance à la bourse. Cela ressemble de plus en plus à un casino dont les dés seraient pipés. C’est mauvais pour tous les acteurs de l’économie et il est impératif que les investisseurs retrouvent leur confiance dans les chiffres que leur donne le marché, afin d’investir à nouveau dans des entreprises qui ont un potentiel de croissance.

En cas de crise, une économie qui aurai adopté le XBRL pourrait plus facilement et plus rapidement assainir son économie que d’autres. Dominique Strauss Khan, le patron du FMI, rappelait il y a peu qu’à ses yeux une bonne partie des actifs toxiques détenus par les banques n’avaient pas encore fait surface. Si dans une future crise, certains pays purgeaient leurs problèmes en quelques mois et d’autres, comme c’est le cas aujourd’hui, en quelques années, les conséquences d’une crise financière globale comme celle que l’on vient de connaitre seraient très différentes d’un pays à l’autre. Le XBRL serait un élément clé de la reprise.

La problématique des standards ne concerne pas seulement les quelques pages web que nous devont décliner (je dis ça pour les lecteurs de ce blog), elle touche à des notions plus globales qui peuvent permettre de garantir une certaine forme de liberté et de transparence.