Paris Web 2010, quelques retours

Pour ceux qui n'ont pas l'occasion de venir à cette conférence qui a pour sujet l'intégration et le développement, dit, front-end, voici un léger résumé.

Quelques trolls dans la journée :

TYPO3

Le premier par Matthieu Mingasson en disant : C'est un peu comme les personnes se spécialisant dans TYPO3, je ne vois pas l'intérêt.. Aucun intérêt, c'est juste que c'est un peu sorti de nul part dans la présentation, assez marrant sur le coup.

Le web design

Plus lourd, la présentation complétement manquée de Francis Chouquet qui est parti sur une hypothèse complément fausse dans sa conférence, sensée expliquer qu'on pourrait imaginer développer directement dans un navigateur.

Son point de départ fut de définir le métier de webdesigner par plusieurs définitions pour dire que tout le monde aime son métier et que si on est compétent dans son métier, le web, alors on peut être un bon designer.

Franchement merci, sauf que webdesigner, ça n'existe pas, je pensais qu'on était tous d'accord. Dans le processus de conception web, on a d'un côté des phases à réaliser (conception fonctionnel, ergonomie, habillage, intégration...) et d'un autre côté des compétences. A chacun de déterminer comment il souhaite faire correspondre ces compétences aux éléments techniques à réaliser.

Le webdesigner, c'est un peu la manière de désigner une personne qui regroupe plusieurs de ces compétences, qui souvent fait le projet un peu de A à Z.

A partir de là, dans la salle, chacun étant dans une configuration différente, les répliques ont fusé afin de défendre sa vision des choses. La séance de question est partie en vrille jusqu'à entendre : tout le monde le sait, les intégrateurs sont de toute façon des faignants., on le sait, un des deux métiers, intégrateur ou designer, est voué à disparaître.

Tout ça pour dire que de la belle unité d'il y a 2 ans, il ne reste pas grand chose. CSS3 et HTML5, deux nouveautés technologiques majeurs, qui demandent de revoir ses manières de créer des sites web, font remonter une certaine tension dès lors qu'on évoque la mutation des métiers.

En effet, tout le monde n'est pas égal dans ses capacités à imposer, à un client, la réalité de rendu dans les différents navigateurs. La course en avant des navigateurs les plus modernes et le retard des IE ouvre un spectre tellement large de choix techniques que les points de vues divergent et que les esprits s'échauffent.

Dans ce domaine, on peut dire que Paris Web permet à tout ce beau monde de digérer le passage à HTML5 et de présenter sa vision des choses. Paris Web, indispensable.