La culture de la conception web, l'information

Ce billet fait suite au précédent : La culture de la conception web, la transparence

Le week-end dernier, je visualisais la vidéo de Paul Jorion (Le grand mystère des choses enfin révélé), qui parle des problèmes intrinsèques du capitalisme et notamment de la main mise de certaines personnes sur des mines de matières premières, des ressources.

Le capital information

Les personnes, ayant des ressources, se trouvent en possession d'un capital et d'une rente et vont, dans le système capitaliste, chercher à faire fructifier ces ressources. Petit à petit, ces ressources se trouvant dans un nombre de plus en plus restreint de mains.

Imaginons que, dans une entreprise, l'information soit une ressource. Alors les personnes qui ont l'information possèdent le capital de l'entreprise.

Comme pour le capital, les personnes qui ont l'information prêtent de l'information (à des ouvriers) en échange d'une plus value sur cette information (de l'usure) ; l'ouvrier fait fructifier son capital de connaissance mais rembourse son prêt par une information : d'une tâche qui passe de "à faire" à "réalisée". L'ouvrier devient, comme pour les banques, dépendant du "banquier de l'information" qui justifiera l'existence professionnelle de l'ouvrier en lui donnant du travail (pas d'information, pas de travail).

Les banquiers de l'information

Souvent, le rôle de banquier de l'information est joué par le chef de projets (bizarrement, il viennent souvent d'écoles de commerce). Dans une mauvaise organisation, d'ailleurs, le chef de projet mélange les activités de banques de détails et d'institution financière ; il gère le prêt d'information aux ouvriers, tout en spéculant sur l'investissement de promesse auprès d'un client. Quand le risque devient trop important auprès d'un client, alors l'ouvrier trinque.

Petit à petit, les risques sur les marchés devenant de plus en plus intenables, pour sauver l'économie de l'entreprise, l'ouvrier devra travailler un peu plus et surtout voir ses avantages sociaux ne pas évoluer.

Sans avoir à détailler plus mon propos, vous aurez compris que pour avoir de la transparence dans une entreprise, il faut évidemment mettre en place une organisation qui évite au maximum la rétention d'informations. Dans le cas contraire, il va se créer une hiérarchie entre les personnes de l'entreprise ; entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.

Dans une société du savoir et de la connaissance, l'information ne peut pas être considérée comme une simple valeur numéraire.

De précédents articles le détaillent (Etre chef, c’est laisser faire ), pour mettre en place cela, il faut casser la monopole des banquier de l'information donner plus d'autonomie aux équipes afin qu'elles puissent avoir une meilleure gestion de l'information et, ainsi, avoir de meilleures prévisions sur leurs investissements.