Vibe Coding et santé mentale

Vibe Coding et santé mentale

Y a-t-il un lien entre Accessibilité Numérique et Santé Mentale ? La réponse est Oui. Mais y a t-il un impact du Vibe Coding sur la santé mentale ?

Santé mentale et Accessibilité Numérique

On va aller directement au but, le numérique fatigue. Vous devez prendre un billet de train, payer la crèche, répondre à un sondage sur le gîte pour le week-end entre cousins… et là ça bug, c’est long, Thierry répond pas, le réseau plante… vous êtes énervé.

Sachez que les conditions particulières dans lesquelles vous consultez une interface (urgence, énervement, fatigue…) sont à prendre en compte lorsqu’un organisme possède une stratégie qui considère les situations de handicap. Ces situations à considérer pour être en conformité avec la loi. Vous n’êtes pas seul (enfin si, puisque tout le monde s’en f***).

Un organisme, un grand organisme soumis à la loi sur l’accessibilité numérique en France, doit rendre TOUS ses services numériques internes conformes à la loi. Ces services numériques sont considéré comme des outils de travail, de mobilité, de formation… ils doivent être accessibles.

Vous êtes cet organisme. Les outils internes de gestion RH (Ressources Humaines) comme pour déclarer l’activité, demander des congés, ainsi que tous les outils qui sont utilisés pour le travail quotidien se sont pas optimisés ; ils présentent des complexités. Vos employés cumulent un certain énervement quotidien qui nuit à la bonne réalisation du travail. C’est évident, vous devez planter un clou avec un balai, vous êtes mal outillé, vous avez envie de « tuer » votre supérieur.

Il existe donc un lien entre Accessibilité Numérique et Santé Mentale. Votre référent aura un indicateur dans sa matrice, des questions dans ses enquêtes internes… pour mesurer l’évolution du mal être à l’utilisation des services numériques internes. On parle de co-bénéfices.

Vibe Coding et Accessibilité Numérique

On voit des personnes seule dans la chambre de leur appartement au 18ème étage ; assis sur leur chaise ou débout devant leur écran ; expliquant comment ils ont mis en ligne une application qui leur rapporte des milliers de dollars.

Vous êtes toujours le même organisme que précédemment. Certains de vos employées utilisent l’IA pour coder des services numériques ; ils serait étonnant que ceux-ci soient isolés. S’il utilisent des outils non référencés en interne (Shadow IT - Numérique de l’ombre), ils utiliseront quoiqu’il arrive des outils référencés en interne.

Ils devront suivre des procédures : de code, de livraisons, de revue, de vérification, de test… Imposés par vous, l’organisme. Les outils référencés sont des outils de travail, ils doivent être accessibles. Accessibles pour leur utilisation, mais aussi dans la production de documentations accessibles (pour le client ou tout autre collaborateur).

Au Royaume-Unis, c’est très clair. Vous travaillez (prestataire IT ou autre) pour un « service public », toutes vos communications et productions doivent être accessibles. Sinon, vous ne pouvez plus répondre à des appels d’offre public, ciao. C’est ce qui est imposé aux entreprises privées au sujet de l’accessibilité numérique.

Donc, les outils de Vibe Coding doivent être accessibles et produire des éléments qui répondent aux normes d’accessibilité numérique. Mais les conditions de travail des personnes qui utilisent les outils de Vibe Coding doivent aussi garantir de ne pas dégrader la santé mentale des travailleurs.

Santé mentale et Vide Coding

J’ai lu qu’une personne expliquer qu’elle en avait marre d’utiliser le Vibe Coding, parce qu’elle en avait marre de prendre des décisions (en permanence). Prendre des décisions : fatigue. On en parle beaucoup dans la charge mentale des parents (surtout des mères). On voudrait du répit (parental), parfois tout quitter.

Jusqu’aux années 50/60, les personnes ne décidaient pas. Ou pas beaucoup. Elles étaient astreintes à leur condition. Un humain devait plus ou moins reproduire les habitudes, les gestes que les collectifs lui imposait. À partir des années 50/60, est apparue la fatigue d’être soit (La fatigue d’être soi - Dépression et société - Alain Ehrenberg). On a le bénéfice de faire des choix, mais on est responsable de tous ses choix, tout le temps.

Chacun se dit que finalement, il aimerait un travail où on lui dit quoi faire, sans décider et puis c’est tout. Corriger des bugs. La plupart des devs aiment ça. Se poser des questions sur l’accessibilité, c’est fatiguant, faut réfléchir et se remettre en cause.

Parce que l’homme quand il réalise un tâche manuelle ou a priori exécutive (faire du pain, bricoler, faire son jardin…), en fait, son cerveau s’évade, il réfléchit sur lui même.

La main est l’expression d’une pensée, d’une intelligence

Mais avec le Vibe Coding. On code, c’est super, mais la relation entre ce qui est produit et l’action de l’agent est coupé. En théorie, elle peut être conservée sous certaines conditions. Mais elle aura tendance à disparaître pour la simple raison que l’IA à tendance à pisser du code un peu partout, au point où on ne sait pas ce qu’elle code vraiment exactement.

Réflexion

Il faut répondre à ces questions :

  • Est-ce que les outils de Vibe Coding sont accessibles ?
  • Est-ce que les outils de Vibe Coding produisent des services numériques accessibles ?
  • Est-ce que les outils de Vibe Coding provoquent des risques sur la santé mentales de ses utilisateurs ?

Ainsi, est-ce qu’un utilisateur d’un outil de Vibe Coding va garantir qu’un service numérique créé pour un organisme (soumis à la loi sur l’accessibilité numérique) que ce service soit accessible (sans altérer la santé mentale des personnes qui l’utilisent) ?

Si ce nouveaux services numérique est un service essentiel au fonctionnement de cet organisme et que le créateur de ce service pratiquant le Vibe Coding fait un BurnOut : qui maintient l’outil en garantissant toujours les exigences d’accessibilité numérique ?

Est-ce que garantir la sécurité des données, la vie privées des personnes, les objectifs de développement durable de l’ONU (ODD), la diversité ou la capacité à utiliser un services numérique est d’ordre technique ou humain ?

Si c’est technique l’IA peut tout régler ; si c’est humain, il faut l’agent soit totalement formé à ces questions et dans les meilleurs conditions mentales pour réaliser son travail.

Dans quel mesure les responsables des Ressources Humaines ont-ils pris ça en compte ? Qui forme ? Qui suit ? Qui contrôle ? Et comment ?