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IA & accessibilité : sommes-nous en train de lâcher prise ? questionne Alice Bennett.

Qu’est-ce que l’Accessibilité (numérique) ?

Dans le numérique, « Accessibilité » se référer souvent à l’accès général aux ressources (par exemple dans le contexte de l’édition en libre accès). Cependant « accessibilité numérique » renvoie aux principes et aux processus visant à rendre un contenu numérique pleinement exploitable par des utilisateurs handicapés.

Pour le terme Vibe coding, je suis désormais dépassé par un article de CNEWS à propos du Vibe coding, mais en utilisant le terme « Accessible », comme facilement utilisable.

L’« accessibilité numérique » est souvent réduite aux questions techniques, mais comme pour la WebSecurity limiter les intrusion dépend aussi de la responsabilité de tous les agents (Ex. Le personne à l’accueil téléphonique pendant les 3 premières semaine d’Août qui se laisse prendre par un appel frauduleux).

C’est ainsi, que pour arriver à la de conformité technique (que le bâtiment soit pratique), il est nécessaire de pendre l’accessibilité en compte, mais aussi pendant toute la phase de réalisation (aussi bien que pendant la maintenance).

Et c’est là que vous imaginez bien que c’est pas évident, évident car l’accessibilité c’est pas rendre un petit bâtiment isolé parfaitement accessible, mais bien une ville entière avec tous ses transports et multiples flux. Sacré responsabilité.

L’accessibilité numérique et IA

Sans rentré dans les détails, on peut imaginer que l’IA peut aider dans tous les chantiers de l’accessibilité. Améliorer les outils des personnes en situation de handicap (technologies d’assistance), détecter automatiquement des erreurs, proposer des formations adaptées.

Un vérificateur automatique peut vous indiquer si une page web peut être consultée avec un lecteur d’écran, mais il ne peut pas vous dire comment elle sera réellement perçue par des utilisateurs humains.

Sauf qu’en faite, ça ne marche pas très bien. Car l’IA connaît peu de contexte (faiblement documenté sur le handicap) et qu’il ets très difficile de simuler techniquement des comportements humains. Tout simplement car les humains naviguent dans un contexte physique qui est particulier : urgence, fatigue, faiblesse cognitives… et la machine elle a pas tout ça.

Alice Bennett imagine que pour rendre efficace l’automatisation des tests, il suffirait d’éliminer les cas particuliers ; ce qui revient à effacer le handicap. Phénomène qu’on observe avec l’IA avec sa tendance à oublier les cas particulier dans ses raisonnements obligeant les personnes a devoir en permanence forcer l’IA à appliquer la condition obligatoire.

L’accessibilité numérique, une option ?

On répète le contexte concernant l’accessibilité numérique au niveau des instances mondiales. On parle de texte signés par des centaines de pays suite à des rapports d’experts.

L’accessibilité numérique n’est pas une option. C’est une attention rendue obligatoire dans des lois afin de permettre aux personnes d’avoir une vie digne.

L’article Declan Chidlow (You Can’t Opt-Out of Accessibility) présente un ton assez virulent pour parler de la prise en compte de l’accessibilité dans les nouvelles avancées technologiques.

Après des années et des années d’abstractions successives, nous avons donné la priorité au confort aux codeurs plutôt qu’à la survie et à l’autonomie des personnes qui l’utilisent. L’innovation qui exclut les gens n’est pas une innovation ; c’est juste une exclusion brillante. *Declan Chidlow *

Arrêtons-nous là et posons encore une fois un simple constat.

  • L’accessibilité numérique n’est pas qu’un sujet technique mais aussi culturel.
  • L’accessibilité numérique n’est pas une checklist automatisable car les contextes sont trop variés
  • L’accessibilité numérique est une discipline avec un déficit d’experts, et trop de sollicitations

Si on veut que le développement avec l’IA n’exclue pas des populations entières ; ne devrait-on pas revoir notre modèle de conception de services numériques pour un modèle plus responsable.