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Dans cet article de Dans les Algorithmes (Que font les « patrons » algorithmiques au travail ?), on peut lire :
Au lieu de repenser le travail de manière à transcender, voire à réinventer, les paradigmes obsolètes de commandement et de contrôle, l’IA est trop souvent déployée pour reproduire, et dans certains cas, exacerber, les rigidités et les hiérarchies mêmes qu’elle était censée démanteler.
Qu’est-ce que ça veut dire ?
Les programmes d’inclusivité, de diversité, de prise en compte du handicap… c’est revoir la hiérarchie d’accès à l’emploi (à certaines fonctions) dans les organismes. En clair : je suis une femme, je ne suis pas discriminé dans ma capacité à accéder à des fonctions prestigieuses, de part ma condition de femme.
En 1992, 62 % des travailleurs interrogés déclaraient disposer d’une grande latitude décisionnelle. En 2024, ils n’étaient plus que 34 % à l’affirmer. Avant 2017, ce déclin était surtout visible chez les personnes occupant des emplois peu rémunérés. Mais entre 2017 et 2024, la latitude décisionnelle a également diminué chez les cadres et les travailleurs hautement qualifiés.
On peut remplacer femme par plein d’autres termes, c’est pareil. Les préjugés ont la vie dur et intégrer un sérail comporte beaucoup de barrières, indépendamment des compétences. En réalité, le contrôle au travail diminue la mobilité des idées, des initiatives, des personnes. L’innovation technologique est le masque de regressions sociales.
Accessibilité numérique et IA
L’accessibilité numérique c’est simple. C’est une question posée dans un processus.
Est-ce que le sujet des risques de discriminations des personnes est discuté lors de la conception et réalisation de systèmes est posé ?
Donc, bon, si avec l’investissement dans l’IA, et son modèle d’utilisation dans les organismes imposé par les grandes entreprises technologiques (comme elles ont imposée leur modèle d’architecture du web), la discussion entre collègue (l’autonomie) se réduit. Alors, il n’y a pas de place pour des disciplines sur des sujets comme l’accessibilité numérique.
C’est très problématique. Des États signes des traités, publient des lois, les citoyens sont plutôt pour le respect des personnes ; mais l’investissement est dirigé de manière à ne pas respecter le dispositif légal.
Donc, la mise en place de condition décentes de travail pour les employés n’est pas possible.
Accessibilité numérique comme confiance
De mauvaises conditions de travail, le manque d’autonomie,… c’est de la défiance qui s’installe. L’accessibilité c’est justement instaurer une confiance au sein des organismes. C’est pourquoi, une politique RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) ambitieuse doit attaquer tout ces sujets de front.
Et il faut certainement le voir comme ça. Les employés attendent que l’accessibilité numérique soient prise en compte car ils pensent que cela peut renforcer des valeurs et attirer des talents.
Un organisme qui n’a pas une équipe ambitieuse sur les sujet d’inclusion, de diversité ou d’accessibilité peut être très suspecte en terme de toxicité des relations au travail.
La confiance se construit sur le long terme. Elle est dans les discours de tous les dirigeants d’entreprise, comment comptent-ils préserver la confiance envers leur entreprise en dirigeant les conditions de travail ?