Avant le Week-end, petite minute #Philo sur les stratégies de transformation à partir d’une interview de Stéphane Tessier par Millénaire 3 - Métropole de Lyon. Comment aborde-ton vraiment les questions d’interculturalité.
Si on regardait ce chiffre de 35 % de la population rencontre, à un titre ou un autre, des difficultés pour utiliser les outils numériques (selon le baromètre numérique Arcep/Credoc 2021 ).
On verrait que le système administratif est organisé selon un mode de pensé particulier. Stéphane Tessier, il dit :
L’avènement de régimes de #protocolisation est l’autre grand piège auquel sont confrontées les institutions. Le protocole est fils de l’informatisation et de la numérisation des relations aux usagers et de la recherche d’efficacité, de productivité et de rentabilité.
Or, le protocole renvoie à un universalisme des pratiques et non à la singularité du soin ou de l’accompagnement social, éducatif, etc. Ainsi, en santé, le recours l’#IntelligenceArtificielle (#IA) comme aide au diagnostic oblige à faire entrer le patient dans des catégories précises : est-ce qu’il a vomi ? Mal à la tête ? … En fonction de ces catégories, l’algorithme indique une conduite à tenir.
Je regardais une présentation ce matin à propos de la capacité de potentielle de protocoliser les calculs d’impact de systèmes numériques à condition qu’ils respectent la méthodologie #PCF (Product Carbon Footprint).
Résultat (j’ai pas tout compris), un truc comme : ils pensent que c’est impossible car les configurations par les techniciens sont trop différentes. Et qu’il est très compliqué de les connaître en détail, ces configurations.
On a très clairement une limite dans le protocole. Un plafond de verre dû aux différences de contextes. Qui ne permettra jamais d’avoir des estimations réelles de l’impact de notre infrastructure numérique. Le mesure sera toujours imprécise.
Je ne vous fais très clairement rien découvrir, mais le biais de vouloir tous rendre universel est très présent dans le domaine informatique. Surtout dans une informatique qu’on installe pour augmenter la rentabilité. On ne sait pas le remettre en cause.
Le souci dans tout ça, c’est qu’à terme, ce qu’on observe c’est une baisse radicale de la qualité de service. Seulement un produit radicalement mauvais ne peut pas continuer à être foncièrement rentable très longtemps.
Ainsi, les protocoles et référentiels sont très importants pour assoir des pratiques, mais il faut savoir s’en séparer. C’est que disent les personnes ultra expertes de l’#Accessibilité. Se focaliser sur le référentiel ne profite pas forcément à l’utilisateur en difficulté.
La culture, c’est ce que nous avons comme représentations communes, comme concepts partagés. Quelle culture voulons nous ?