Petit tour chez les Grosses Têtes : les chercheurs. Les chercheurs, il travaillent sur des trucs super, mais ils oublient toujours un truc, je vous laisse devinez : l’#AccessibiliteNumerique.
Par exemple, les Trans Numériques par l’Inria à Rennes.
Un événement dont l’ambition est de de rassembler la communauté académique française autour des opportunités et enjeux clés du continuum numérique : #performance, #robustesse, #sécurité, #frugalité et #ImpactSociétal.
Ça parle de trucs hyper sérieux comme le continuum numérique, l’effet rebond, “Le numérique pour les transitions en agriculture”, Prospective & Fragilités du numérique : Vers un numérique résilient… On est bien sur une grand aperçu du numérique pour les personnes.
Et bien aucune intervention sur l’#Accessiblité numérique. C’est dommage. Peut-être ça devrait être moi, le chercheur en #A11Y, je sais pas.
Maintenant, le séminaire Gis Marsouin 2026 à Quimper. Un événement de chercheur en science sociale, j’adore. Le comité éditorial fixe un périmètre assez clair, le voici :
- Les enjeux de l’inclusion numérique - Les enjeux du numérique durable et responsable - Les enjeux de l’intelligence artificielle - Les enjeux de sécurité numérique
Pas d’enjeux pour l’accessibilité numérique ? Ou alors c’est inclus dans l’inclusion numérique ou le #NumeriqueResponsable ? Mais dans les documents et référentiels du numérique responsable (pas ex.), l’accessibilité c’est souvent une ligne avec écrit : faut le faire, c’est mieux.
La discipline est une obligation légale qui définit clairement à la fois comment respecter des droits des personnes dans le numérique, et à la fois techniquement ce qu’il faut faire pour garantir des interfaces accessibles à tous… mais, on en parle jamais, nulle part.
On rappelle, nous les élites reproduisons des biais culturels dans tout ce que nous faisons. Est-ce que toutes les interfaces numériques que nous produisons sont accessibles aux agriculteurs, aux saisonniers ? Est-ce qu’on peut les utiliser en situation de stress importants ? Comment sont traitées les données ? Quel sens on leur donne ?
Pour rendre tout cela inclusif, il faut une culture du handicap sur le numérique forte. La culture du handicap sur le numérique c’est l’accessibilité numérique.
Ne pas parler d’Accessibilité Numérique, c’est dire : il n’y pas d’handicapés, il n’y pas de personnes différentes de nous (les concepteurs), il n’y pas de situations particulières…
C’est comme ça, on ne sait pas évaluer ces risques, on n’apprend à pas à le faire, on va pas parler handicap tout le temps.
Mais pendant ce temps on en parle jamais.