Travailler dans le secteur humanitaire, c’est comprendre que la crise, l’urgence… sont permanentes. Vous avez un organisme, vous êtes en crise, votre image est en danger, l’adhésion de vos employés… tout !

Le néolibéralisme, certains le défendent, mais il a installé le chaos partout. Stratégie du choc, guerres préventives (depuis Irak 2003)… c’est chacun pour soit.

Dans l’humanitaire précédemment, on faisait une différence entre l’urgence et le développement. Je vous fais pas un dessin. Aujourd’hui comme les crises peuvent revenir n’importe quand, de n’importe quelle façon ; on considère que c toujours potentiellement la crise.

Une étude montre qu’on devrait passer en langage de crise permanent si on veut vraiment que les choses évoluent, ou que les dirigeants s’investissent. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je ne l’ai pas encore lu. Je vous laisse le faire. Des commentaires ?


Cette étude porte sur la compréhension qu’ont les responsables académiques des inégalités de genre et de race dans les universités belges et danoises.

Les résultats montrent que les responsables académiques utilisent trois stratégies discursives de justification qui sont intrinsèquement liées à un récit de non-crise. En justifiant l’inégalité de genre et de race comme étant :

  1. normale dans le monde universitaire grâce à une approche méritocratique et néolibérale,
  2. en la considérant comme une question qui doit être résolue plus haut,
  3. en utilisant une politique du temps pour reléguer l’inégalité au passé et l’égalité à l’avenir, ils s’exonèrent de traiter l’inégalité de genre et de race.

On parle de crise lorsque l’inégalité entre les sexes risque de nuire à la réputation de l’institution.

Nous concluons en préconisant de passer d’un langage de diversité à un langage de crise. Présenter les inégalités de genre et de race comme une crise suscite un sentiment d’urgence pour favoriser l’inclusion et la diversité dans la recherche et l’innovation.

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