Sudweb 2013, à retenir

21 mai 2013

A Sudweb, on observe beaucoup de retours d’expérience. De l’édition 2013 que peut-on essayer de mettre en pratique ?

Travailler debout

Ce qu’on ne sait pas faire sur nos lieux de travail, c’est discuter. Ça m’a toujours personnellement gêné, se dire qu’on travaille dans le vent faute d’une définition trop précise des objectifs, je supporte pas. Pour nous les paresseux, c’est une perte de temps.

Rester débout d’accord, c’est meilleur pour la circulation du sang, mais ne peut-on pas aller plus loin ?

Mesurer (monitorer)

Arnaud Limbourg, qui travaille au journal 20 minutes, a dû faire une citation du genre : « si vous ne pouvez pas le mesurer, ça ne sert à rien de le développer… parce qu’aujourd’hui on peut tout mesurer ».

Ok, on peut tout mesurer à condition de connaître/maîtriser quelques outils mais néanmoins c’est un point de vue que je partage et que j’ai développé dans une présentation à la dernière NWX Tech.

Promouvoir Git

Git c’est bien parce que ça permet de versionner des fichiers et de faire du travail cumulatif. Avec Git on peut partager plein de type de fichiers permettant d’augmenter un projet.

3 bonnes idées

Ce que j’aimerais bien faire, c’est de travailler dans des bureaux composés d’îlots à hauteur (pour travailler debout) sur lesquels il y aurait des écrans ou tableaux montrant l’état de développement d’un site.

Par équipe, on se réunirait autour de cet îlot pour réaliser le travail en cours ; autour des référents du web passeraient de table en table pour épauler les travailleurs. Ensemble, on essayerait de répondre à une liste de problèmes simples et identifiés à résoudre.

Chacun pourrait aller/venir selon les disponibilités et les besoins sur chacun des projets grâce à un processus établi basé sur git.

Sur les côtés, on pourrait se laisser aller dans des canapés pour discuter et faire un peu de veille. On rendrait le lieu le plus confortable possible pour avoir la possibilité d’intégrer les clients à participer au site.

Avec quelques plantes dé-polluantes et un potager suspendu pour agrémenter l’environnement, on serait bien.

Sudweb 2013, réflexions

20 mai 2013

L’édition de Sudweb 2013 vient de se terminer. Auditeurs et orateurs ont regagné leurs chaumières que garderont-ils en tête de cette édition : les conférences, les chansons du ménestrel, le goût des petits fours ..?

La génèse

La volonté des organisateurs de Sudweb est de générer des discussions autour du retour d’expérience. La programmation fait donc la part belle à des sujets parlant des relations humaines, de concepts ou encore de prospectives.

En évitant de se lancer sur de la technique pure et dure pour montrer qui a la plus grosse… maîtrise du code ; les organisateurs tentent de mettre en avant le bénéfice du rapport humain entre les personnes pour favoriser la transmission de savoirs.

La politique

La conférence du chevalier mystère David Larlet aura mis en scène une situation rare en conférence, celle d’une assemblée de fidèles maîtres du web se parlant face à face sur les sujets de l’éthique, de l’argent ou de la santé.

Si l’exercice permit effectivement de réveiller la foule, on peut dire que nous sommes quel que peu restés sur notre faim concernant l’élévation du débat.

Venu l’année précédente parler du besoin de réflexion sur les principes relationnels pour garantir la bonne réalisation d’un site web, j’ai vu qu’il était toujours difficile de parler de ce que j’appellerais le « vivre ensemble ». Un peu comme si tout le monde parlait d’un fichier css sans apercevoir qu’un préprocesseur l’a généré.

A la question de « penser vous changer le monde ? », il y eu beaucoup de scepticisme de la part de chacun puisque qu’aucun de nous n’avait obtenu de prix Nobel durant l’année en cours.

Or changer le monde ce n’est pas que le transformer de façon soudaine, c’est aussi en garantir les fondamentaux. Maintenir un environnement permettant de le transformer. Comme maintenir uniformité de son code qui permettra, un jour, d’y appliquer des règles permettant de rendre un site accessible.

À tous les stades de la technique, le travail représente une collaboration d’innombrables ouvriers, utilisant eux-mêmes un héritage technologique large et ramifié. L’inventeur le plus ingénieux, le savant isolé le plus brillant, le dessinateur le plus habile ne contribuent qu’en partie au résultat final.
Lewis Mumford, Technique et Civilisation, 1936

La religion

Ainsi, si on retrouve beaucoup de bonne volonté chez chacun, le besoin de partager, de transmettre ; on ne sent pas pour autant le besoin inassouvi de placer le fonctionnement de groupes en avant ; ce que nomme Bernard Stiegler l’individuation collective.

On le remarque de manière générale et à tous les niveaux, il n’y a plus de transcendance au sein de la société. La transcendance c’est un peu comme cet ennemi commun qui unit les gens. Et dans un contexte d’absence de guerre, de famine et de suppression des frontières, nous trouvons difficilement des raisons de nous allier. Dans le cadre de vies discrétisées et propre à chacun, on cherche midi à sa porte et à changer le monde à son niveau personnel.

La capitalisme n’est pas nouveau, sa vision naturaliste s’est accompagnée de la mise en place d’une division du travail (stricte) couplée à une vision analytique de la résolution de problèmes.

Fin du pétrole, réchauffement climatique sont autant de raisons de trouver des façons de travailler de manière collective et de savoir recréer du vivre ensemble.

Mais cela ne sera pas facile car vous, comme moi, sommes formatés par notre éducation pour reproduire une structure sociale déterminée dans laquelle c’est du chacun pour soi.

Le sexe

Combien de femmes encore à cette édition. Bien loin de moi que de penser à mettre en place des quotas ou des principes de parité. Mais quelle fut la place des femmes chez les orateurs ou les auditeurs ?

Il est dommage de laisser ses avis précieux en si grande minorité.

De plus, on observe un faible renouvellement du public (ou alors le cerveaux est sélectif et je ne retiens que les têtes que je connais). Moi, personnellement, je trouve cela plutôt agréable de retrouver des gens sympas mais pour l’événement cela pose des questions. Quid de la moyenne d’âge ?

Il serait bon de consulter les tableaux de bord (monitoring de conférence) des participants de Sudweb pour estimer les évolutions en cours. C’est la transmission de tous nos savoirs qui est en jeu.

Ne va-t-on pas vers une mise en place d’avis consensuels à la manière d’un conclave de vieux cardinaux ?

Il faudrait penser à ré-autoriser le mariage avec des activités ou des métiers différents, que ce soit à Sudweb ou ailleurs, pour permettre les ouvertures ou se filer des 06 pour des after un peu plus folles.

Mon histoire

Pour Sudweb j’avais proposé un sujet sur la transcendance, un sujet complètement fou essayant de faire un parallèle entre l’ordre des bénédictins qui ont aménagés le territoire européen au XIIème siècle par la transmission de livres et notre époque actuelle.

Je pense sincèrement que Sudweb change le monde car elle ré-organise de l’information.

En allant à Sudweb chacun change aussi le monde. Mais de quelle manière ? C’était peut-être ce à quoi les organisateurs voulaient qu’on discute lors des élaboratoires.

Pour formater-reformater nos esprits, il va sûrement falloir poursuivre, soutenir la démarche, lancer des « trucs »… ensemble peut-être.

Ainsi, merci aux acteurs de Sudweb et aux organisateurs pour tracer un sillon de leur côté, mais il me semble que la route peut-être encore longue.

Ré-apprendre à apprendre

07 mai 2013

Apprendre à DonnerRecevoirRendre. Qui peut se prévaloir de transmettre du savoir, d’apprendre à apprendre, au quotidien ? Personnellement, malgré toute ma volonté et mon investissement, je n’ai jamais réussi à valoriser du (vrai) temps de formation (reconnu) pour les autres.

Mon impression est que Donner et Rendre font bien partie de la vie en entreprise, mais que rendre est une action à double tranchant. DonnerRendre, 1 ou 0 ; l’homme se rapproche du fonctionnement de la machine avec le besoin d’assurer d’assez bons rendements sous peine de se voir mis à la casse.

Dans le Rendre se tapit la construction de la reconnaissance et de la confiance ; l’humanité de chacun. Dans l’absence du Rendre, il n’y a pas de projection sur le long terme, il y a l’absence d’humanité, la destruction du travail.

Alors contre ce fonctionnement apprenons à rendre, apprenons à transmettre.

Il s’agit de lutter contre le désapprentissage, c’est-à-dire la destruction des savoirs remplacés par des compétences adaptatives et jetables, la dégradation du travail par l’emploi, l’impossibilité d’exercer ses responsabilités, le défaut de reconnaissance, la perte du sentiment d’exister qui en résulte, l’infantilisation de tous et de toutes tâches, la misère symbolique, économique, politique, intellectuelle, affective, spirituelle…

Lire Soignez-vous !.

Générateurs de sites statiques – la dynamique de projet web

25 avr 2013

Voici 4 points intéressants à savoir pour dynamiser le travail en équipe dans l’économie de la connaissance. Cela rejoint l’idée du billet précédent sur l’aplatissement de l’organigramme.

1. Aplatir l’organigramme libère la créativité

Dans un organigramme à tiroirs, difficile de trouver une oreille sensible à l’expression d’idées nouvelles

2. Fédérer autour du projet motive les salariés

Outre le besoin d’indépendance, l’une des aspirations des nouvelles générations est l’adhésion au projet, y compris chez les plus diplômés.

La transparence sur la stratégie de l’entreprise devient dès lors un prérequis. « Avec les réseaux sociaux, un directeur communication se trouve dans l’impossibilité de contrôler chaque message émis », illustre Perrine Grua, directrice générale d’Aquent.

3. Ouvrir des incubateurs permet de tester des idées

« Dans les grandes entreprises, l’innovation est compliquée à mettre en œuvre, car chacun veut couvrir ses risques, ce qui est aux antipodes de la créativité », assure Thomas Faivre-Duboz, cofondateur de Converteo, lequel suggère aux majors de créer une start-up ou bien leur propre incubateur.

4. Cocréer avec les clients pour répondre aux besoins

Se mettre plus souvent dans la peau du client est la dernière recommandation de Thomas Faivre-Duboz. »Avant d’ouvrir leur porte-monnaie, les fonds d’investissement demandent : quel problème résout cette start-up ? » Plutôt que créer de nouveaux besoins, le consultant suggère de répondre aux demandes existantes.

Conclusion

Bien entendu, le discours est un peu parasité par le vocabulaire RH des grandes entreprises, mais les idées sont bonnes.

C’est à peu près dans cette optique que je travaille et que je développe l’apprentissage et l’utilisation des générateurs de sites statiques. Ils sont, en effet, un support pour les étapes 3 et 4 pour tester rapidement des solutions et donner la main au client pour la cocréation.

Pour rappel, les générateurs de sites statiques sont un moyen simple et rapide d’éditer des pages web (si si, très très simple). Ils permettent pour une agence web de réaliser très rapidement un prototype fonctionnel, mais aussi à des équipes (dans n’importe quelle industrie ou métier) d’éditer les fruits de leurs essais sur un support le plus facile de diffusion de nos jours.

C’est un peu ça l’économie du savoir.

Lire Conseils de management pour les grands groupes qui se rêvent en start-up et Conseils de management pour les grands groupes qui se rêvent en start-up.


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