ParisWeb – c’est quoi les métiers du web ?

03 oct 2015

Depuis 3 semaines, j’ai repris les cours à l’IUT d’Elbeuf. Je repropose les mêmes cours que l’année précédente et notamment la première séance concernant les métiers du web ; à vrai dire je me demande ce qu’il en est vraiment.

Le formatage de l’éducation national

En guise de premier cours, je propose des petits ateliers aux élèves afin de briser le travail derrière un ordinateur et de les faire réfléchir sur le processus de production d’un site web. Hormis le fait qu’aucun d’eux ne sait quand a été inventé le web (un programme militaire américain des années 70, pour un grand nombre) ; je me suis fait une frayeur en voyant qu’une entreprise avait toujours un chef de d’agence et que le chef de projets était au centre de tout.

On retrouve aussi le modèle avec d’une part un client qui a un besoin et de l’autre une équipe qui va répondre à la demande en proposant des solutions (en passant par une maquette). Le client dit oui/non et on enchaine les développements.

Certes l’exercice est biaisé, mais quand on évoque les méthodes agiles ou les itérations personne n’en a entendu parlé. Les élèves des IUT français vivent dans le monde des applications mais n’ont absolument aucune idée de la manière dont elles sont imaginées. A croire que leurs plus grand désir est de réaliser des sites plaquettes pour des agences de communication.

Là où moi même je me perds c’est que je voudrais leur expliquer que c’est pas parce qu’on est comptable d’une boîte web qu’on travaille dans le web ou encore qu’il y a plein de métiers qui vont apparaître dans les prochaines années. Seulement moi même, je n’arrive plus à faire le tri.

Des nouveaux métiers observés à Paris Web

Je regardais donc cette semaine, les conférences de Paris web en streaming. J’ai pu voir différents types d’orateurs et en particulier des personnes travaillant dans de grandes sociétés comme FaceBook ou Pinterest.

La programmation faisait la part belle à la sécurité. On a donc pu voir plusieurs personnes travaillant dans ce secteur ; à la fin de son intervention Virginie Galindo nous disait que le secteur de la sécurité sur le web était un domaine délaissé et qu’au vu de son importance future, on avait tout intérêt à se spécialiser dans ce secteur.

Ce qu’on observe c’est une « industrialisation » du secteur du web. Les entreprises grossissent, deviennent plus importantes et on donc besoin d’une grande diversité de spécialités. On découvre qu’il y aurait des responsables nécrologie ou encore des chargés de politiques de la gestion des données chez de grand acteurs du web.

Si on ajoute à celà, les UX designers, UI designers, data designers, ethics designers ou que sais-je, cela commence à être bien segmenté.

Entre la performance, l’accessibilité, la sécurité, la préservation des données, la qualité du code, ça commence à devenir bien complexe à gérer.

Les métiers web ?

Entre les 2000 et 2015, les domaines de compétences à maîtriser pour gérer un site web ont bien changé. La petite équipe de graphistes, développeurs et intégrateurs s’est transformé.

Aujourd’hui, ce qui me derange c’est qu’au niveau des processus nous louons la création collaborative, l’évidence que chacun est « designer » et pourtant, au quotidien, chacun se raccroche derrière un dénominatif de plus en plus obscure et spécifique. Un dénominatif qui ne résume jamais assez les multiples facettes de notre personnalité et de nos envies.

Du coup, je leur dis quoi à mes élèves ? Qu’on a pas su créer les métiers de nos rêves ? Que demain ils seront un rouage d’une grande machine à collecter de la donnée ? Où que le web reste une utopie un espoir de reconstruction du présent ?

Summer festival NWX – réunions collaboratives pour un meilleur business plan

24 juin 2015

Je serai demain au summer festival NWX de l’été à Rouen pour présenter un retour d’expérience sur la réalisation de réunions collaboratives créatives sur le site Fendzy

La présentation parlera du protocole mis en place ainsi que du phasage des réunions afin de réaliser des parcours de navigation, des personas, et des structures de pages en collaboration avec le client.

Ce projet est générateur de beaucoup de satisfactions à l’intérieur de l’équipe et surtout de beaucoup d’envie grâce à la mise en place d’une vision sur le long terme.

Je sais après l’argent à Sudweb et maintenant le business à Rouen, je tourne vers le commercial, mais faut assister aux présentations pour savoir qu’il s’agit avant tout d’humain.

Pas de vue, pas de prix à Sudweb 2015

21 mai 2015

Les semaines avancent sans sortir les articles qui mériteraient une publication. Comme chaque printemps, je suis surtout concentré sur des présentations.

Les sujets ne traitent pas des nouvelles technologies qui vont permettrent de sauver l’humanité et nous amener vers un avenir meilleur. Non, comme toujours je parle du présent et de la difficile tâche de création de valeur.

Choisir sa grille CSS

Pour les NWX conférence web design, j’ai décidé de présenter un état des lieux sur les grilles CSS. Comment elles ont évolué depuis 5 ans dans leur usage.

La conclusion ouvre sur le besoin de maîtriser ses outils de réalisation de grilles afin de pouvoir composer des interfaces optimisés pour chaque type d’écran.

Pas de vue — pas de prix

5 minutes pour parler de l’état d’esprit qui permet de passer du forfait à la régie.

5 minutes pour montrer que l’objectif d’un client est d’en avoir pour son argent. Et que c’est avec celui qui a conscience de la valeur qu’il faut travailler.

Le programme de Sudweb 2015.

Cours IUT – environnement de développement

15 avr 2015

En arrivant, je présente le contexte.

Vous arrivez dans une agence. C’est votre premier jour. On vous donne une machine vierge sur Linux. Votre premier projet commence demain. Vous devez installer votre environnement de développement qui vous permettra de développer votre premier maquette HTML/CSS.

Idée et contrainte

L’idée de cette session est de préparer les élèves à installer leur environnement de développement ; comprendre que la configuration de la machine est essentielle pour travailler avec l’équipe en place.

Le choix est motivé par la décision d’enseigner Git et par l’impossibilité de pouvoir configurer leur machine à cause des droits administrateur. Je profite qu’ils disposent d’une machine virtuelle installée lors d’un autre cours.

Les conditions

L’exercice est collectif. Tout le monde a les points à condition que chacun ait répondu à l’exercice ; c’est-à-dire que chacun ait une page github.

Le principe n’est pas banal et contraire aux préceptes de l’éducation nationale qui demande une évaluation individuelle. Seulement, le premier jour en entreprise, tout se joue sur sa faculté à lever les fesses de sa chaise et aller discuter avec les autres.

Ils doivent se débrouiller seuls, je suis là pour les guider et répondre à leur question. Je ne donne pas de procédure.

L’installation

Apache

Je leur demande d’installer Apache et de modifier leur répertoire de travail. L’exercice va se révéler complétement inutile puisque nous n’utiliserons pas Apache, mais il permet de comprendre la complexité de la chose.

Dès cette phase, nous avons des élèves qui se soutiennent entre eux, et des élèves qui soutienne un peu le professeur, car il ne connait pas assez linux.

Ruby / Jekyll

Après avoir installé Apache, nous passons à Ruby / Jekyll. Les commandes ne sont pas les mêmes, il faut essayer d’expliquer ce qu’est Ruby et le principe des Gems. Il n’y a pas que PHP dans la vie.

Les élèves comprennent bien le copier/collé. Ils y arrivent surtout quand ils copient sur les bons articles ; leur capacité de recherche ne sont pas toujours au point. Ils pratiquent le « je teste, je verrai bien » ; ce qui n’est pas une mauvaise chose.

Les aptget sont plutôt faciles à faire sur Linux. On commence à essayer à mettre en place Jekyll. Mais, je découvre après recherches que l’installation de la dernière version n’est pas si évidente. Cela ne marche que si on installe une version dev de Ruby (documentée sur un article). Grosse panique derrière mes 14 élèves mais on peut dire que ça fait partie de l’exercice (on apprend en apprenant aux autres).

C’est à peu près à se niveau, en fonction des classes, que la première partie du cours se termine. Il faut 3 heures pour arriver à avoir un Jekyll fonctionnel. Cet article décrit donc 6 heures d’ateliers

Jekyll et Git

Pour voir Jekyll est fonctionnel, on crée un petit fichier index.html et on lance le serveur. Rien de compliqué en soit mais avec 14 configurations différentes, il faut faire pas mal de pédagogie et de débuguage.

On teste les commande Git.

Github Pages

Un des points phare du cours, la création de leur compte Github et la configuration d’un Github Pages pour la réalisation de leur éventuel portefolio professionnel.

Un par un, je les aide à comprendre à se retrouver dans le tutoriel. Il faut créer le dépôt avec le nom approprié (penser au readme) et récupérer ce même dépôt sur leur machine.

L’excercice n’est validé qu’à condition que je sois collaborateur de leur dépôt.

Conclusion

La première expérience de cet exercice donne pas mal de sueurs froides car on se lance dans un exercice dans lequel pas mal de paramètres ne sont pas maîtrisés. Ce qui m’a poussé à faire ça a été qu’ils disposent d’un compte Github, élément essentiel à la recherche de stages et d’emplois.

Ça aura certainement été le cours le plus difficile à préparer ; seulement maintenant, je vais pouvoir enseigner le fonctionnement des « templates » et « moteurs de template » avec Jekyll.


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