Confusion sur un tir de missiles en Géorgie

En novembre 2003, l'occident se passionnait par les élections géorgiennes qui avaient vues le renversement du gouvernement du président Édouard Chevardnadzé par le très pro-américain Mikheil Saakachvili. A cette époque, Alan Woods soulignait, dans un article intitulé "Géorgie : la « révolution des roses »", la bataille féroce de que ce livraient les deux grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Russie pour la maîtrise des ressources pétrolière du causcase. La Géorgie étant un point de passage d'oléoducs en provenance des pays baignés par la mer Caspienne.

Depuis que ce pays est sous la sphère d'influence de Washington et qu'il applique des méthodes de communication américaines, nous assistons à un véritable de festival de mauvaise foi et de désinformation à la sauce géorgienne. Mikheil Saakachvili, petit protégé de la fondation Soros, aurait été diplômé de l'Institut de Relations Internationales à la Faculté de droit de Kiev en 1984 ou en 1992, au choix ; ne saurait pas s'exprimer convenablement en géorgien mais maîtriserait sa langue maternelle avec brio, selon les années. Pour le reste de sa biographie, avec un parcours aussi exemplaire, on demande confirmation.

Dernier événement en date, un missile retrouvé dans un champ non loin de la petite ville de Tsitelubani. La version actuelle révèle qu'un bombardier de type Sukoi Su-25 a largué un missile de type Radouga Kh-58 dans la journée du 6 août sans que celui-ci n'explose. Un appareil de fabrication russe en provenance du nord, lâchant un missile de fabrication russe, mais c'est bien sûr une attaque de la Russie. Comment le monde pourrait-il en douter connaissant la haine que le voisin porte à la petite nation du Caucase et sachant que l'armée géorgienne ne possède aucun de ces matériels ?

Malheureusement pour les géorgiens leur version des faits est largement sujette à caution devant la faiblesse de leurs preuves. Tout d'abord, tous les témoignages ne concordent pour dire que l'appareil provenait du Nord, territoire russe, mais peut-être de l'Est, territoire Géorgien. Deuxièmement, l'appareil n'a pas été véritablement identifié, rien n'affirme qu'il s'agisse réellement d'un avion russe, de plus contrairement aux affirmations du gouvernement géorgien, plusieurs pays limitrophes sont en possession de ce type de bombardiers dont la Géorgie. Enfin, un certain nombre de personnes proches de l'enquête supposent que le missile aurait été largué par mégarde suite à une erreur de l'équipage ce qui expliquerait pourquoi celui-ci n'aurait pas explosé.
Ainsi, dans cette histoire, non seulement la responsabilité des russes n'est pas prouvée mais en plus rien n'indique qu'il s'agisse d'une attaque.

Encore mieux, dans le souci de mettre en avant leur crédibilité, les militaires géorgiens n'ont pas trouvé meilleure solution que de détruire le missile incriminé ; missile, non explosé, qu'ils ont retiré de son trou devant de dizaines journalistes sans même une mesure de sécurité. A croire que ces mêmes personnes avaient été chargées de l'enterrer quelques jours plus tôt. Du côté russe et ossète, les faits sont limpides, la Géorgie profite qu'un de ses avions ait perdu un missile Radouga qui était mal fixé à sa carlingue pour mettre en cause le rôle stabilisateur de la Russie dans la région.

N'oublions pas toutefois les positions de l'armée russe dans des conflits comme celui de la tchétchénie et gardons nous de toutes conclusions attives.

Cet épisode ne fait que refléter les relations conflituelles qu'entretiennent la Russie et la Géorgie depuis plusieurs dizaines d'années. Cette histoire de missile étant une réponse médiatique à la provocation Russe portant sur la livraison de matériaux de construction en provenance de la république d'Abkhazie pour les jeux olympiques de Sotchi qui auront lieu en 2014. Etant données les tensions internationales qu'elle provoque et le bruit médiatique qu'elle génère, elle pourrait être un élément déclencheur de nouveaux conflits armées dans la région.