Economie de l'attention

Nous avions déjà parlé dans un billet précédent de la façon dont un internaute pouvait avoir accès à l'information (voir "Si l'information est importante, elle saura me trouver"). A cette époque Loïc nous avait présenté sa "social map", ses connections au monde génial des réseaux sociaux.

Depuis, quelques articles ont germé sur la toile ; Sarah Perez parle de la journée type d'un blogueur dans "les vrais gens n’ont pas le temps pour utiliser les médias sociaux", Erick Schonfeld, techcrunch.com, évoque son expérience sous Twhirl dans le "web 3.0 aura pour objectif de réduire les bruits médiatiques - avec Twhirl c'est pas ça", Judicaël Allemand développe son idée sur la surinformation générée par les sites à la mode web 2.0 avec "Web 3.0 révolution ou évolution ?".

Suite à ces publications, Hubert Guillaud a mis en ligne un très bon article de synthèse : "Pour une écologie informationnelle". Il explique que l'homme serait soumis à un comportement addictif face à la nouveauté, que les outils numériques disponibles aujourd'hui n'ont guère évolué depuis une dizaine d'années et qu'ils nous contraignent plus qu'ils ne nous aident.

Hubert Guillaud prône la mise en place d'une "économie de l'attention" : une utilisation durable de “notre temps de cerveau disponible” ; car si l’information et notre attention sont une matière première, au même titre que le charbon ou le pétrole, il faut reconnaître la valeur de l’activité qui en résulte et les effets néfastes des abus, des excès, des saturations nés des systèmes et des pratiques, notamment numériques.

Voir aussi : Morgan Stanley publie son analyse d’Internet