Overdose d'info : guérir des névroses médiatiques

L'information est certes disponible, mais le travail d'analyse est très important. Les lecteurs ont tendance a être sur-informés, si bien que parfois certaines conversations en deviennent difficiles ; tellement les arguments peuvent être contradictoires.

La surabondance crée la redondance. Plus nous avons de moyens d’information à notre disposition, plus nous avons tendance à ressasser les mêmes nouvelles. Il y a donc une rançon à payer pour la facilité (apparente) de documentation et le « tout disponible, tout de suite de partout » que représente le Net.

La capacité des organisations à organiser une veille cohérente et efficiente devient un enjeu important pour la définition des choix stratégiques.

« Jamais n'a-t-on été aussi informé », disent certains. Reste à voir si la fameuse société de l'information vivra une révolte ou un exode dans un avenir rapproché...

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Pour vaincre l'aspect pathologique de la sur-information ou de l'infobésité, il est nécessaire de pourvoir en détecter les symptômes et instaurer une discipline de lecture de l'actualité.

Notre intérêt pour les actualités instantanées ne provient pas d'une volonté de comprendre ou d'agir, mais d'un souci d'appartenance et de sécurité psychologique.

Selon Michel Lejoyeux, il s'agit d'une névrose "raisonnable", qui derrière l'apparence de sérieux et de maîtrise permet surtout de socialiser nos émotions et angoisses. Il décrit les tendances anxieuses, hypocondriaques, narcissiques ou compulsives que peut recouvrir cet intérêt.

Il conseille de se détacher de cette fascination pour l'actualité immédiate - en lisant par exemple le journal de la veille - pour retrouver finalement une relation plus active et engagée dans la réalité. « La grandeur de l'homme est dans sa décision d'être plus fort que sa condition... et que les images qu'on lui présente. »

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