L’homme multitâche est un mythe

Qui peut croire cette affirmation ? Chaque semaine pendant la réunion de production, les portables et les iPhones sont de sortie ; chacun se concentre sur le rangement de son bureau virtuel ou la lecture des derniers mails de ses clients.

Il apparaît que les plus assidus multitaskers performent très mal dans toute une variété de tâches. Ils ne se concentrent pas aussi bien que les monotâche. Ils sont plus distraits et parviennent moins bien à passer d’une tâche à l’autre.

Alors que les scientifiques essayaient de repérer chez les multitaskers des fonctions cognitives inhabituelles qui rendraient plus performant, plus créatif, ils attendent toujours de les trouver… Ce qu’ils ont mis en évidence, ce sont au contraire des déficits.

«Ce fut un véritable choc pour moi qui suis nul en multitâche», admet Clifford Nass, un des coauteurs de l’étude. «J’admirais les multitaskers et étais sûr qu’ils possédaient des qualités rares et secrètes qui leur permettaient de traiter différents canaux d’information simultanément. Or il n’en est rien, bien au contraire».

En fait, c'est bien vrai. Je m'ennuie sec dans ces réunions interminables. Mon cahier reste infiniment vide de contenu fondamental. Je respire la vaporisation des esprits.

Est-ce que la même atmosphère embaume les conseils d'administration de nos grandes sociétés ? Sur terre, il existe des personnes tellement intelligentes, tellement multitâches que la direction de plusieurs grandes sociétés ne leur fait pas peur ; Henri Proglio sera bientôt ainsi président d'EDF et de Veolia : Henri Proglio sera président d'EDF et de Veolia.

Pour ne pas faire saturer votre système, pour qu'il soit durable, il est préférable de répartir au mieux chacune des tâches à exécuter.

Lire Le mythe de l’homme multitâche.