Pour un mouvement écologique, il faut un (vrai) gourvernement écologique

Parler, évoquer, promettre c'est bien beau ; agir dans le sens de ses paroles c'est mieux. Notre société malade du flux torrentiel d'informations tente de se soigner des symptômes de l'infobésité. Tenter de séparer le bon grain de l’ivraie parmi tous ces beaux discours n'est pas chose facile. Pour comprendre la signification des programmes politiques, regardons par qui et pour qui sont-ils rédigés.

Cette semaine, il a été de bon ton de remettre en cause notre système éducatif français, dans alternatives économiques une étude de la Pisa : La faillite de l'élitisme républicain.

la France n'a pas su se doter d'un véritable tronc commun assurant une formation élevée au plus mauvais élève sortant du plus mauvais de nos collèges. Elle s'accommode d'un modèle qui produit de vastes bataillons d'élèves en échec et une élite trop rare, quand les transformations de l'économie exigent des élites plus nombreuses et des qualifications toujours plus élevées pour l'ensemble de la population.

Comme l'ont noté plusieurs observateurs, l'école française est l'une des meilleures du monde… pour une petite moitié de ses élèves, et l'une des plus mauvaises pour l'autre moitié.

Fin décembre, Pierre Tapie, président de la conférence des grandes écoles (CGE), avait contesté l'idée d'instaurer de tels quotas, invoquant le risque de baisse de niveau. L'occasion étaient trop belle pour critiquer ces fameuses grandes écoles que sont les mines, polytechniques, les télécoms, HEC et autres.

Au même moment l'Observatoire politico-économique des structures du Capitalisme (OpesC) sort une analyse de la structure des réseaux patronaux relevant du principal indice boursier, le CAC 40. Fabrice Nicolino n'a pas manqué de faire le parallèle entre les participants aux conseils d'administration de nos grandes entreprises et leur parcours universitaire.

Notre pays est face à une conséquence logique de notre système éducatif ; seul une poignée de personnes sont aux manettes de nos grandes institutions. Pour Fabrice Nicolino, c'est à cet endroit qu'il faudrait porter les efforts : Ce que personne ne veut savoir (sur le pouvoir).

Les gens qui dirigent en réalité ce pays ne seront arrêtés, s’ils le sont un jour, que par un mouvement dont nous n’avons pour l’heure aucune idée. S’il advient jamais, je le souhaite non-violent, mais ce que je veux ou pas est égal. En tout cas, l’une des premières tâches d’un mouvement écologiste qui se serait libéré des ors et honneurs, qui prendrait sa responsabilité historique au sérieux, consisterait à dresser le tableau précis des 1 000 personnes - pas davantage - qui tiennent les postes clés de la France.

Si à long terme prendre soin de la jeunesse permettra de garantir des élites éclairées pour le futur ; peut-être est-il nécessaire de lancer une réflexion sur nos élites actuelles afin de garantir ce même processus.