Je suis en train de passer des entretiens, on me demande d’être synthétique. Synthétique sur le métier de Référent Accessibilité ? => Je vous la fais courte (j’essaye).

Le rôle du Référent Accessibilité est d’intervenir dans une organisation et de dire : oui, mais, au fait, et les ùpersonnes ?

Donc de dire : À quel moment, on a intégré les personnes (utilisateurs, développeurs,…) dans la conception et la maintenance d’un service numérique ?

Quand on y pense cette question paraît stupide, car bien entendu on conçoit un produit pour qu’il puisse être utilisé par des personnes.

Sauf que Non !

Quand on a un (gros) organisme, on a un point d’intérêt sur la manière dont il se perpétue, comment il fonctionne. Les dirigeants intériorisent ce rôle. Ainsi, on a tendance à se focaliser plus sur un fonctionnement supposé de l’organisme ; plus que sur le rapport des personnes qui vont interagir avec.

Pour simplifier les discussions : on supprime les personnes de l’équation. Donc on place l’accessibilité en queue de peloton. Le référent va dans le sens contraire du courant.

“On ne peut pas nuire aux personnes puisqu’à aucun moment, je n’ai personnellement eu l’intention de nuire !”

La question qui se pose pour un référent accessibilité ou Référent Numérique Responsable est donc : quelle légitimité ais-je dans l’organisme pour poser la question de la place des personnes dans la conception de service numérique ?

Je pense qu’il faut poser cette question de manière claire et précise. Et aller un peu plus loin sur les moyens qui seront donnés à l’action. Même avec une reconnaissance de façade, la solitude du référent est ce qui pourrait le pénaliser à moyen terme.

Il faut aussi poser les termes de la création d’une Disability Unit.